À propos de cette œuvre

Alexandre Astier extrait des objets hors du contexte pour lequel ils ont été conçus. Objets réduits à leur fonctionnalité minimale : la balle rebondit, la roue tourne, la chambre à air se dilate, le capuchon bouche, le sucre sucre, etc. Sa méthode de travail est tout aussi simple : patience, observation et expérimentation. Les objets suggèrent ces impossibles assemblages par leurs qualités intrinsèques -les particularités de chacune s’organisant, se combinant tant bien que mal entre gravité et hasard.

Les œuvres de l’exposition machin, machine donnent envie d’être lues au travers du prisme de l’art brut, par leur aspect parfois rugueux et leurs fulgurances instinctives. Il se trace pourtant entre elles les évidences de filiations érudites, comme autant de remerciements à ceux que l’artiste semble aimer avec une belle sincérité. Dada, Fischli & Weiss, Roman Signer, Panamrenko...

Au-delà de l’évidence poétique presque universelle des objets qu’Alexandre Astier juxtapose, assemble ou creuse, il y a dans son travail un engagement plastique fort. Comme s’il répondait, par provocation, à l’ultra- haute définition du white cube immaculé et lisse en lui opposant des objets de récupération un peu rouillés, de vieux casiers de bois, des ballons de mousse usés. On serait alors tentés d’imaginer Alexandre Astier en brocanteur fantasque, mais, un peu comme s’il pressentait ce jugement, il décide de nous montrer ses objets-sculptures en les agençant avec une précision horlogère, traçant ses dessins avec la régularité d’un moteur pas-à-pas. Nous désarçonnant alors de nos certitudes esthétiques, donnant à voir une singularité tendre et forte.

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